Faut-il réserver les places de garde en crèche aux seuls parents qui travaillent ?
La question fut posée par la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, Mme Roselyne Bachelot-Narquin lors de son discours du 1er mars 2011 devant le Conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Reprenant l'exemple de la crèche « Pirouette », à Antony, dans les Hauts-de-Seine, et celle de « Caramel », à Bezons, dans le Val d’Oise qui ont en commun de permettre la réinsertion sociale de femmes souvent seules et bénéficiaires du RSA, la ministre souhaite renforcer ce genre d’actions transversales et réinterroger le dispositif traditionnel des crèches. Elle propose de constituer un groupe de travail afin d’étudier les évolutions possibles des modes de garde pour les familles en situation de précarité qui ont besoin que leur enfant soit gardé pour retrouver un emploi.
La ministre suggère également d’insérer les séniors dans les nouveaux dispositifs de gardes d’enfants. Tout en « alliant réinsertion dans le monde du travail et développement du lien intergénérationnel », la participation des séniors à la garde des enfants serait aussi un moyen de plus pour atteindre les 200 000 places de garde supplémentaires promises pendant le quinquennat présidentiel. Un objectif qui « peut encore être atteint à ce stade du plan » selon le gouvernement.



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